• Contes de Provence

    Auteur : Paul Arène

    [gratuit] [contes] [enfants] [provence]

    Les contes de Provence de Paul Arene, tendres ou ironiques mais toujours exquis. Dans lignée des lettres de mon moulin, disponible aussi en téléchargement sur ce site

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Mots-clés :   contes provinciaux  livres pour enfants  


Quelques lignes extraites de ce pdf gratuit : Contes de Provence Le fifre rouge « Hé ! petit fifre, que fais-tu lа ? cria le sergent La Ramée qui s’en allait а la ville voisine quérir la fricassée d’un porc, pour le réveillon du colonel.– Voici ce que c’est, monsieur le sergent, répondit le petit fifre : Sa Majesté le Roi se trouvant dans un besoin pressant d’argent et désirant offrir un château tout neuf en étrennes а sa nouvelle reine, il a été décidé par la Cour des comptes que le régiment, musiciens et soldats, ne toucheraient pas encore de solde ce mois-ci. Alors, comme mère-grand est pauvre et que je n’avais pas un liard en poche pour lui acheter son dinde а Noлl, je suis venu jusqu’а la courtine casser la glace du fossé et voir s’il n’y aurait pas moyen de pêcher un plat de grenouilles. – Compte lа-dessus ! dit La Ramée. En hiver, les grenouilles dorment. – Je le sais bien, répondit le petit fifre, mais le ciel est bleu, malgré la gelée ; peut-être que ce beau soleil les réveillera ! » Et tandis que le sergent La Ramée reprenait sa route en grommelant, le petit fifre, avec courage, se remit а casser la glace. Ce petit fifre, qui aimait tant sa mère-grand, était bien le plus joli petit fifre que l’on pût rencontrer. Pas plus haut qu’une botte et vêtu de rouge, du tricorne aux guêtres, comme tout le monde au régiment, il avait si bonne grâce, avec ses yeux bleus et ses cadenettes, а siffler des airs, en marquant le pas, devant les hallebardiers barbus, que pour le voir passer, dans les entrées de ville, les dames aux fenêtres oubliaient de regarder le tambour-major. Presque autant qu’aux rythmes guerriers, le fifre s’entendait а la pêche aux grenouilles. Aussi quand la glace fut percée, le trou déblayé et qu’un joli rond clair apparut, le fifre eut-il bientôt fait d’improviser sa ligne avec un peu de fil qu’il avait apporté et un roseau sec qu’il coupa. L’appât seul manquait au bout du fil. D’ordinaire, notre pêcheur ne s’en inquiétait guère, se servant pour cela du premier coquelicot venu, car les grenouilles sont goulues au point que tout objet rouge les attire. Mais les coquelicots ne fleurissent pas sous la neige et vainement il en chercha quelqu’un d’attardé, le long des glacis, dans l’herbe transie. Il allait partir, fort ennuyé, quand précisément, au-dessus de l’eau, une grenouille leva la tête [ . . . ]

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