Mots-clés :   réseaux  drogue  mafia  


Quelques lignes extraites de ce pdf gratuit : IntroductionBien que les pouvoirs publics internationaux et nationaux s'intéressent au blanchiment d'argent depuis longtemps, la terminologie n'a été fixée que récemment. Il faut en particulier distinguer l’argent noir et l’argent sale. Le terme "blanchiment" vient de la période 1919-1933 où l'alcool était prohibé aux Etats-Unis. A cette époque Al Capone encaissait des sommes énormes de la vente illicite d'alcool et pour pouvoir les réintégrer dans les circuits financiers légaux, il a eu recours au rachat de chaоnes de laveries automatiques. Il était alors difficile de distinguer ses revenus licites et ses revenus illicites et c'est ainsi que le terme de blanchiment a commencé son existence mouvementée. Rappelons que les "incorruptibles" agents de la police n'ont pas réussi а faire condamner Al Capone pour vente de substances prohibées et a fortiori deblanchiment d'argent sale, délit encore inconnu, mais simplement pour fraude fiscale. Bien que le terme blanchiment soit d'un usage courant, il a été longtemps qualifié de blanchissage. Le terme en voie de consécration est récemment apparu dans les dictionnaires français (Dictionnaire Robert et dictionnaire Larousse en 1994). Le blanchiment est " l'action de dissimuler par un jeu comptable la provenance d'argent gagné de façon illicite" ou plus simplement "un processus servant а dissimuler la provenance criminelle des capitaux ". Selon la définition adoptée par le conseil de l’Europe, il s’agit de la transformation de fonds illicites en argent licite, que l'on peut donc réinvestir dans des secteurs légaux ou utilisables а des fins personnelles. Dans leur rapport annuel de 1990, les experts de GAFI ont défini le blanchiment comme étant : - La transformation ou le transfert des biens, par des individus qui en connaissent l’origine délictueuse, en vue d’en dissimuler ou d’en déguiser l’origine illicite ou de procurer l’aide а toute personne impliquée dans la commission de tels agissements aux fins de les soustraire aux conséquences légales de ces actes ; - 4 -- Le recel ou la dissimulation de la véritable nature de biens d’origine délictueuse ou la possession de ces biens, sachant qu’ils proviennent d’une infraction ; - L’acquisition, la détention ou l’utilisation de biens par un individu qui sait, au moment où il les reçoit, qu’ils proviennent d’une infraction ou de la participation а l’une de ces infractions [ . . . ]

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